Les militants de l’IRA ont célébré le 11novembre 2015 devant la wilaya de Trarza, l'arrestation de leur président Biram Dah Abeid, et vice président Brahim Ould Bilali qui purgent une peine de 2ans fermes dans la prison d’ Aleg. Ils avaient été arrêtés il y a un an jour pour jour en compagnie de Djiby Sow président de l’ONG « Kawtal NgamYellitare » .Tous les deux assistaient à une caravane dénonçant l’esclavage foncier dans la vallée.
A l’occasion de cette célébration, les militants et sympathisants du mouvement ont marché pacifiquement ce 11 novembre, jusqu’à la hauteur du gouvernorat de Rosso en criant « libérez Birama, libérez Birama » et en brandissant des photos de leur leader Birame, affaibli par la maladie, ainsi que celles de son compagnon d’infortune et adjoint, Brahim Ould Bilal.
Un important dispositif sécuritaire quadrillait les grandes artères de Rosso mais il n y a pas eu d’incident majeur car selon nos sources les forces de l’ordre ont reçu des instructions de ne pas mater les manifestants.
Les membres du bureau d’Ira ont cherché à voir le gouverneur de Rosso afin de lui remettre une lettre de revendication mais en vain.
Selon Ibrahim kane secrétaire général d’Ira de la section de Rosso3 : « à l’origine, c’était pour dénoncer l’arrestation des militants de droits de l’homme qui ont participé à la caravane de 2014 qui protestait contre la confiscation des terres de la vallée ". "des militants, ajoute Kane, qui étaient venus accueillir Birame à 12 km de chagara lors de marche pacifique des caravaniers qu'ils furent arrêtés . »
Rappelons que depuis, le bureau exécutif d’Ira s’est réuni à Nouakchott , instituant le 11 novembre journée nationale de lutte contre l’esclavage foncier qui sera célébrée chaque année.
A noter que tous les problèmes des terres viennent de la loi 83 127 de juin 1983. En 2011 il y a eu accaparement de 40 000 hectares au profit d’un homme d’affaires qui devrait sous-traiter à son tour avec des investisseurs saoudiens. C’est plus de 100 villages qui regroupent une communauté de plus de 100.000 personnes qui vivent de ces terres .
Ces terre sont expropriées au profit des privés par l’Etat. L’Etat prend un vilain plaisir pour humilier et dévaloriser le peuple. Même les sanctuaires ne sont pas épargnés il n’y a plus d’espace vital ,ce qui asphyxie les villages peulhs harratines et wolof . Nous avons le cas de thiambéne, Shaggar Seytoly et tant d’autres. Les autorités donnent des milliers d’hectares aux généraux , aux particuliers et aux privés qui ne sont même pas de la région alors que les autochtones ne peuvent même pas avoir 10 hectares, il faut que ça cesse.
"Nous n’ allons pas céder face aux pressions, aux intimidations, ni même aux arrestations, nous allons défendre nos terres au prix de notre vie. » S’insurge l’intervenant.
Le problème foncier est un sujet troublant et les autorités doivent prendre leur responsabilité et trouver une solution définitive afin d’éviter le pire car les événements de 1989 constituent un souvenir encore frais qui reste dans la conscience collective des Mauritaniens surtout ceux qui vivent dans la vallée qui étaient les plus touchés par les exactions et les expropriations.
Mamoudou Baidy Gaye
Source : Mamoudou Baidy Gaye
A l’occasion de cette célébration, les militants et sympathisants du mouvement ont marché pacifiquement ce 11 novembre, jusqu’à la hauteur du gouvernorat de Rosso en criant « libérez Birama, libérez Birama » et en brandissant des photos de leur leader Birame, affaibli par la maladie, ainsi que celles de son compagnon d’infortune et adjoint, Brahim Ould Bilal.
Un important dispositif sécuritaire quadrillait les grandes artères de Rosso mais il n y a pas eu d’incident majeur car selon nos sources les forces de l’ordre ont reçu des instructions de ne pas mater les manifestants.
Les membres du bureau d’Ira ont cherché à voir le gouverneur de Rosso afin de lui remettre une lettre de revendication mais en vain.
Selon Ibrahim kane secrétaire général d’Ira de la section de Rosso3 : « à l’origine, c’était pour dénoncer l’arrestation des militants de droits de l’homme qui ont participé à la caravane de 2014 qui protestait contre la confiscation des terres de la vallée ". "des militants, ajoute Kane, qui étaient venus accueillir Birame à 12 km de chagara lors de marche pacifique des caravaniers qu'ils furent arrêtés . »
Rappelons que depuis, le bureau exécutif d’Ira s’est réuni à Nouakchott , instituant le 11 novembre journée nationale de lutte contre l’esclavage foncier qui sera célébrée chaque année.
A noter que tous les problèmes des terres viennent de la loi 83 127 de juin 1983. En 2011 il y a eu accaparement de 40 000 hectares au profit d’un homme d’affaires qui devrait sous-traiter à son tour avec des investisseurs saoudiens. C’est plus de 100 villages qui regroupent une communauté de plus de 100.000 personnes qui vivent de ces terres .
Ces terre sont expropriées au profit des privés par l’Etat. L’Etat prend un vilain plaisir pour humilier et dévaloriser le peuple. Même les sanctuaires ne sont pas épargnés il n’y a plus d’espace vital ,ce qui asphyxie les villages peulhs harratines et wolof . Nous avons le cas de thiambéne, Shaggar Seytoly et tant d’autres. Les autorités donnent des milliers d’hectares aux généraux , aux particuliers et aux privés qui ne sont même pas de la région alors que les autochtones ne peuvent même pas avoir 10 hectares, il faut que ça cesse.
"Nous n’ allons pas céder face aux pressions, aux intimidations, ni même aux arrestations, nous allons défendre nos terres au prix de notre vie. » S’insurge l’intervenant.
Le problème foncier est un sujet troublant et les autorités doivent prendre leur responsabilité et trouver une solution définitive afin d’éviter le pire car les événements de 1989 constituent un souvenir encore frais qui reste dans la conscience collective des Mauritaniens surtout ceux qui vivent dans la vallée qui étaient les plus touchés par les exactions et les expropriations.
Mamoudou Baidy Gaye
Source : Mamoudou Baidy Gaye