DEVOIR DE MÉMOIRE ET REFUS DE L´OUBLI: NOVEMBRE DES HORREURS!



DEVOIR DE MÉMOIRE ET REFUS DE L´OUBLI: NOVEMBRE DES HORREURS!
En septembre 1990, sous un faux prétexte et une fallacieuse accusation de sympathie aux idées des FLAM et une fois de plus d´un complot qui n´a jamais été prouvé, dont aucune preuve matérielle n´a été trouvée et à la faveur de la guerre du Golfe qui a polarisé l´attention de la communauté internationale, plusieurs milliers (3000) de Négro-mauritaniens ont été arrêtés à Nouakchott la capitale, à Nouadhibou la capitale économique, à Aleg au centre, à Néma à l´Est, à Rosso au Sud. Il s´agissait de militaires, soldats et sous-officiers en majorité et des fonctionnaires civils. Frappés, injuriés, les détenus sont ligotés et jettés dans des véhicules pour être transportés dans les camps d´Inal, Azlat, Jreïda, Nbeyka véritables camps de la mort et d´humiliaions dignes de goulags staliniens, des camps de concentration Nazis d´ailleurs les suppliciés étaient de "sales juifs"; l´antisémitisme délirant de ces géôliers en fait des émules d´Hitler et autres Saddham Husein.

Pour le régime de Nouakchott, c´était la solution finale à l´égard des Noirs, particulièrement vis à vis des Peulhs.

L´Etat mauritanien se faisait meurtrier des populations civiles et de militaires tous innoncents. "Le complot noir" aura été le thème central de la propagande raciste. 1990 n´aura été que la continuation logique des évènements 1986-1989. De septembre 1990 à février 1991, plus de 500 militaires et civils négro-africains mourront dans d´effroyables conditions.
Dans la seule nuit du 27 au 28 novembre comme si dans le 28 novembre fête de l´indépendance, il fallait faire offrandre à l´Etat chauvin de cadavres de négro-mauritaniens, 28 militaires sont pendus. Ils étaient marins, soldats. Des citoyens qui n´avaient commis aucun crime, pas même le moindre délit. Ils étaient Négro-africains et c´était suffisant, comme crime aux yeux du Colonel Ould Taya et de ses acolytes. On en pendit 28 ni plus ni moins. Et quand le dernier pendu cessa à gigoter au bout de sa corde, on reconduisit les autres dans leurs cellules. Vingt huit pendus, c´était le bon chiffre à la gloire de la divinité Indépendance et pour rassasier les démons de l´intolérance et de la haine.

NON À L´OUBLI ET NON À L´IMPUNITÉ!

Dimanche 12 Novembre 2017
Boolumbal Boolumbal
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