La CGTM accuse le gouvernement d’interférer dans l’action syndicale



La confédération générale des travailleurs de Mauritanie a dénoncé mercredi ce qu’elle a appelé l’interférence du gouvernement et du parti au pouvoir dans les affaires intérieures des syndicats, après avoir obtenu des informations selon lesquelles le premier ministre Yahya O. Hademine a reçu plusieurs cadres et fonctionnaires du ministère de l’éducation nationale, membres d’organisations syndicales auxquels ont été données des instructions fermes de rejoindre l’union des travailleurs de Mauritanie pour renforcer ses rangs.

La CGTM ajoute que le bureau du premier ministre s’est transformé en un centre de pressions et de menaces, après ses interventions dans l’action syndicale, après que les dates des élections pour le renouvellement des représentations syndicales aient été fixées, en vertu d’un accord entre les partenaires sociaux, le gouvernement et l’organisation internationale du travail.

Dans son communiqué la CGTM accuse le gouvernement de partialité de manière flagrante et pour la première fois dans l’histoire syndicale du pays, le parti Union pour la République, parti au pouvoir, a constitué des commissions régionales de supervision chargée de mobiliser les enseignants travaillant dans les différentes directions régionales de l’éducation nationale, pour faire pression et menacer l’ensemble du corps des enseignants.

Elle constate le lancement d’une campagne dans les différents départements ministériels, destinées à obliger tous les agents de l’état à se rendre dans les circonscriptions électorales pour se faire enregistrer, dans le cadre de la campagne de recensement administratif à vocation électorale en cours en prévision du referendum sur les amendements constitutionnels.

La CGTM accuse le gouvernement de violer les accords de l’organisation internationale du travail, notamment les articles 87 et 98 relatifs, respectivement à la liberté syndicale et la liberté d’associations à la négociation et à l’organisation.

Elle a lancé un appel urgent à tous les travailleurs du pays pour préserver leur dignité et leur liberté et à faire face, avec détermination, aux tentatives des autorités publiques de les mobiliser à des fins extraprofessionnelles.

La CGTM conclu qu’elle se réserve le droit de poursuivre en justice, au niveau des tribunaux nationaux et internationaux, « les personnes impliquées dans les agissements précédemment cités ».

Source; http://fr.saharamedias.net

Jeudi 6 Juillet 2017
Boolumbal Boolumbal
Lu 55 fois

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Vous pouvez vous exprimer sur tous les articles publiés ici, mais veuillez vous abstenir d'insulter ou de vous attaquer à des personnes.

Merci de votre compréhension.
La rédaction


Recherche


Inscription à la newsletter